Un nom, une rue : rue André Broucq

21 février, 2016 dans Actualité, Guerre 39-45, Histoire, Résistants, Rues de la commune

Il y a 71 ans, le 21 février 1945, André Broucq décédait dans le terrible camp d’extermination de Flossenburg.

André Broucq

André Broucq

Remontons en arrière et souvenons-nous de la rue du Tronquet, cette petite rue qui permettait de se rendre à pied sur le coteau de Déville pour faire une promenade ou encore aller aux kermesses organisées par l’Ecole Sainte-Marie.

Un résistant du réseau Hamlet-Buckmaser

André était un résistant à la Compagnie Française des Métaux – il occupait la fonction de contremaître dans cette usine. 

Il était membre du réseau Hamlet-Buckmaster et réunissait régulièrement plusieurs résistants, soit dans une partie secrète derrière son habitation, soit dans son jardin, pour y faire des manipulations d’armes et des démonstrations. Son activité au sein de la résistance dévilloise était connue des siens.

Déporté dans plusieurs camps

Arrêté le 27 mars 1944 comme beaucoup de ses camarades du réseau, il fut déporté le 27 avril 1944 sur le terrible camp d’Auschwitz (matricule 185179), puis Buchenwald (matricule 52767) puis enfin à Flossenburg (matricule 9467). Dans ce terrible camp, situé en haute Bavière à 130 kms au N.E. de Nuremberg à l’orée de la forêt de Bohème, il subit là le supplice de la servitude extrême imposée dans les camps nazis. André décèdera ce 21 février…

Le terrible camp de Flossenburg

Le terrible camp de Flossenburg

Une rue en souvenir de ce résistant

C’est le 2 avril 1947 que le conseil municipal décidera de dénommer la rue du Tronquet, rue André Broucq.

A. Broucq reconnu comme agent dans la résistance

A. Broucq reconnu comme agent dans la résistance

 

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